Le DPE fait une estimation de la performance énergétique d’un logement à vendre ou à louer, en quantifiant l’énergie qu’il consomme et les gaz à effet de serre qu’il émet. Ce diagnostic ciblant l’énergie et l’empreinte carbone utilise une méthodologie harmonisée qui permet d’attribuer aux logements deux étiquettes, l’une énergétique, l’autre climatique, allant de A (meilleure classe) à G (classe la plus mauvaise). Depuis sa réforme en juillet 2021, le DPE jouit d’une véritable valeur juridique et joue un rôle central dans la lutte contre les passoires énergétiques. De son résultat dépend aussi l’obligation de réaliser un audit énergétique de vente, lorsque le bien commercialisé est une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété comportant plusieurs logements (classes E, F et G et, à compter de 2034, classe D).
Le DPE touche désormais de nombreux aspects du secteur immobilier. Dans le cadre d’une location en cours, les logements de classe F et G font l’objet d’un gel des loyers et sur le marché locatif, les logements les plus énergivores font l’objet d’une interdiction progressive de location (la classe G depuis 2025 et les classes F et E, respectivement à compter de 2028 et de 2034). De plus, toutes les annonces immobilières de logements doivent mentionner les classes énergie et climat ainsi qu’une estimation des factures énergétiques, et si c’est le cas, le caractère très énergivore du bien. Les acquéreurs et locataires potentiels sont de plus en plus sensibles à ces informations.